Médecine : les doyens demandent le retour d’un parcours unique
Une réforme des études médicales en débat
Vers une révision du modèle actuel
Depuis la mise en place des dispositifs PASS et LAS pour accéder aux études de santé, le débat sur leur efficacité et leur équité reste vif. Les doyens des facultés de médecine appellent aujourd’hui à une refonte partielle du système, afin de l’adapter aux réalités actuelles sans compromettre la qualité des formations. Selon eux, il est impératif d’éviter un bouleversement complet que les universités ne seraient pas en mesure de gérer.
Une voie d’accès repensée
Les doyens proposent l’instauration d’une seule voie d’entrée aux études médicales, distincte de l’ancien système PACES. Cette nouvelle formule mettrait en avant un équilibre entre les enseignements liés à la santé et ceux relevant d’autres disciplines. Ainsi, les étudiants bénéficieraient d’une formation plus diversifiée, tout en se concentrant sur un socle commun de connaissances en santé.
- Maintenir un équilibre entre santé et autres disciplines.
- Limiter le nombre de champs disciplinaires actuellement trop étendu.
- Préserver le principe de deux tentatives pour accéder aux études médicales.
Une évaluation unifiée
Le système proposé vise à instaurer une évaluation basée sur un corpus commun de connaissances en santé, avec l’objectif de garantir une équité entre les candidats. Les matières spécifiques à chaque discipline seraient validées, mais ne détermineraient plus directement le classement des étudiants, comme c’est le cas aujourd’hui.
Des défis logistiques et structurels
Une augmentation des effectifs sous conditions
Face au besoin croissant de professionnels de santé, les doyens envisagent une augmentation des places en deuxième année. Toutefois, cette évolution devrait rester réaliste et proportionnée aux capacités actuelles des universités en termes d’infrastructures et de personnel enseignant.
Des contraintes territoriales
L’idée de créer une première année d’accès aux études de santé dans chaque département est jugée irréaliste. Les doyens mettent en avant le manque d’enseignants et d’espaces adaptés pour une formation aussi exigeante. Une réflexion approfondie sur les besoins locaux est donc nécessaire avant d’envisager de telles ouvertures.
Le cas des étudiants formés à l’étranger
La question de la réintégration des étudiants ayant suivi des études médicales à l’étranger reste délicate. Les doyens soulignent les difficultés à évaluer la qualité de leur formation et les risques d’injustice envers les candidats ayant échoué dans le système français. Une prise de position claire à ce sujet semble encore hors de portée.
Un avenir encore incertain
Les propositions des doyens s’inscrivent dans une volonté de rééquilibrer le système sans le déstabiliser. Cependant, leur mise en œuvre dépendra autant des ressources disponibles que des arbitrages politiques à venir. La refonte des études médicales reste un chantier complexe, où chaque décision doit être pesée avec soin pour répondre aux enjeux d’accès, de qualité et d’équité.